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Prendre le temps…
Souvent dans la vie, tel un papillon, j’ai volé de fleur en fleur, je me suis laissée porter par le vent, j’ai butiné, récoltant des souvenirs de ces instants de folies ou d’émotions.
Mais à papillonner, j’en ai parfois oublié mes premières envies, celles susurrées à l’oreille de mon chéri à l’été 2006: « L’idéal serait un couple, comme ça, cela permettrait toutes les possibilités ».
Je suis sortie de ma zone de confort, j’ai vécu ma première fois avec une fille, puis ensuite mon premier trio sensuel avec son homme, mais la distance, le temps, nos timidités, n’ont pas permis de le revivre sur la durée.
Avec le temps, j’en ai vécu des trios, avec deux hommes, ou deux femmes mais rarement avec un couple déjà constitué, et ce détail fait toute la différence en matière de plaisir! J’ai eu l’occasion de le vivre l’année dernière lors d’une nuit de juillet, mais nous n’avons pas réussi à trouver d’autre date pour nous revoir! Cela m’a néanmoins clairement donné l’envie d’être celle qui pimenterait la vie d’un couple!
Quand je fais le point sur ma vie libertine, le constat est évident: les relations à distance ne facilitent pas les choses, même si les affinités sont bien là. Alors pourquoi ne pas prendre le chemin inverse et essayer de trouver dans les personnes à proximité, les affinités qui permettront de vivre pleinement une relation intime idéale avec un couple!
C’est dans ce but qu’à la fin juillet j’ai créé un profil sur Wyylde, telle une licorne, avec une fiche femme seule, précisant dans mon annonce mon statut marital, ma ville et ma recherche.
J’avais une offre découverte de 7 jours, me permettant d’entamer la conversation avec 10 profils par jour. J’ai filtré: la distance, le profil, la recherche, parcouru les annonces, regardé les photos. Un profil sortait du lot, avec évidence, alors j’ai osé semer la première graine « Bonsoir, juste un petit mot pour dire que j’aime bien votre profil… ;) »
Deux jours sont passés. Je me suis quelque peu égarée. J’ai reçu beaucoup de sollicitations, des messages que mon offre découverte ne me permettaient parfois pas de lire. Puis, je me suis dit que peut être mon message était trop court, n’en disait pas assez sur moi, alors j’ai ajouté:« Bonjour à vous deux, j’espère que vous allez bien. Je suis « nouvelle » et je trouve votre profil en cohérence avec mon état d’esprit » et j’ai enfin eu le plaisir d’avoir une réponse:
« Bonjour, merci pour votre message, nous apprécions également votre profil, on serait ravi d’échanger avec vous puis si le feeling est réciproque faire votre connaissance. Bises«
C’est surtout Madame au clavier. Nous passons sur nos téléphones. Nous avons chacune une petite appréhension au moment d’échanger une photo, espérant plaire à l’autre. Mot après mot nous avons été mutuellement séduites. Nous convenons d’une première rencontre un midi à la terrasse d’un café ou en soirée chez eux, les deux m’iront, sa réponse: « Je serai assez tentée que l’on ne se voit que ce soir. En plus nous n’avons jamais reçu sans faire connaissance autour d’un verre d’abord, ce serait donc une première pour moi et j’avoue que cela ajoute du piquant! » C’est justement ce que j’ai envie d’apporter. Après avoir couché les enfants, je me pare de lentilles et mascara, du GPS et de cette petite plante grasse aux petites pointes piquantes, le petit cadeau parfait pour l’occasion.
Je me gare à proximité de la résidence, j’appelle. « Je viens te chercher en voiture, ce sera plus simple que de t’expliquer comment ouvrir toutes les portes! » Voilà qui est original! Elle arrive, aussi belle que sur sa photo. Je ne sais pas encore à quoi ressemble son homme, et je ne suis pas déçue en le découvrant. J’aime ce regard pétillant qu’il a quand il regarde son épouse. Elle commence par me faire visiter l’appartement, l’échange est naturel et fluide. Nous passerons des heures à faire connaissance autour du mojito qu’elle a pris soin de préparer. Doucement, mot après mot, j’explique les étapes qui m’ont permis de devenir libertine, Lilou, polyamoureuse, maman.
Ils sont plus réservés, moins expérimentés, probablement étonnés par les récits de certaines de mes folles aventures. Je me dis que peut être c’est un peu trop, que ça peut les impressionner, mais j’ai envie d’être moi-même, authentique. Il est plus d’une heure du matin, la fatigue commence à se ressentir, je n’arrive pas à percevoir s’ils veulent aller plus loin ou pas. Je ne veux pas faire de geste qui pourrait paraître déplacé ou mettre mal à l’aise. J’irai à leur rythme et peut être que cela signifiera devoir revenir, ça me va. Ils se regardent, communiquent entre eux sans un mot. Puis les choses deviennent plus explicites, elle me dit: « Si tu veux, dans la chambre d’à côté nous avons de l’huile de massage et nous pouvons te proposer un moment de détente ».
La suite sera douce et délicate, naturelle. Un apprivoisement de nos corps en douceur. Des baisers fougueux entre elle et moi et lui qui nous regarde. J’ai aimé parcourir son corps et me laisser enivrée de ses caresses. J’ai adoré l’embrasser encore et encore, glisser mes doigts dans son intime et la laisser également me faire trembler. Lui qui se joint à nous, timidement. N’osant pas nous déranger. Je crois que nous avons toutes les deux aimé chacune notre tour l’avoir en bouche pendant que l’autre nous léchait.
Je suis repartie à 3h30 passé, avec une envie évidente d’encore. Si avec elle les baisers se sont fait langoureux très vite, lui, n’a pas osé m’embrasser, moi non plus, nous avions probablement encore besoin de définir le cadre de nos jeux et de davantage discuter pour connaitre les envies et les limites de chacun.
La deuxième soirée avec eux, fut en grande partie similaire à la première. Une première approche un peu timide. Un long échange de plusieurs heures sur nos expériences libertines, avant de passer dans la chambre d’à côté. J’adore ses baisers, ma langue sur son clito, la sienne sur le mien. Nos silences sont tout aussi agréable que nos conversations. Je la trouve beaucoup plus audacieuse dans l’intimité qu’autour d’un verre, ça me plait. Nous allons légèrement plus loin que la première fois, lui m’embrassant, et toutes deux ensemble, assemblant nos bouches à sa virilité. Il est 5h du matin cette fois, lorsque nous croulons sous le sommeil. Le couple rejoint sa chambre, et je reste dormir dans la chambre d’ami.
Le lendemain matin, c’est lui qui s’est levé en premier, il est venu me demander si j’avais passé un bon moment, si j’avais eu du plaisir, si j’avais des attentes particulières ou l’envie d’aller plus loin… Nous avons mis des mots, sur nos ressentis, nos envies, présageant de beaux moments à venir…
La suite, reste à écrire, et je dois abandonner le clavier, plus que quelques heures avant de les retrouver…
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Je me suis faite baisée
Son approche est un copié collé, je ne suis pas dupe, mais il a le mérite de me faire sourire. Il écrit bien, semble cultivé, m’envoie un texte qu’il m’invite à lire.
Le feeling est bon. Il écrit relativement bien, n’habite pas loin, je n’y vais pas par 4 chemins, je lui propose de se rencontrer. Il me précise qu’il peut recevoir, ça me convient, il poursuit:
« Il me semble que nous ayons un accord, Je souhaiterais faire de vous mon objet sexuel. Êtes vous d accord?
– Si le feeling se confirme, je crois que ça me ferait plaisir
– Vous viendrez en robe (ou jupe) et talon
A votre arrivée vous devrez choisir…. »Je devine qu’il va me proposer une rencontre à l’aveugle. Le jeu peut être excitant. Il me dit qu’il faudra que je lui précise mes limites et un safe word. Il semble expérimenté.
Dans la journée, je suis excitée à l’idée de ce rendez-vous. Il me demande de lui montrer 3 robes et paires de chaussures, il m’indique son choix.
« Vous demanderez à votre homme de choisir vos sous vêtements »L’heure arrive, j’ai toutes les indications. La porte du bas est entre-ouverte grâce à un rouleau vide de papier toilettes qui bloque la porte. Au premier étage, un bandeau est sur la poignée de la porte. Je choisi de le mettre. Il ouvre la porte, me dit bonjour, m’attrape les mains pour me guider dans son salon.
Il me fait remarquer que j’ai mis le bandeau « Sinon à quoi bon ? » lui dis-je. « Elles le font toutes ! » Sa voix est agréable, il met de la musique, soulève ma robe pour voir ce que mon homme a choisi comme dessous. Me demande de me mettre à genoux, il a prévu un petit coussin pour que ce soit plus confortable. Il sort une petite bouteille du frais et la passe furtivement sur mon décolleté. J’entends le bouchon sauter, il me tends un verre et trinque à notre rencontre. Je bois une gorgée. Il me demande de me cambrer, caresse mes fesses, puis claque et recarresse. Il prend un fouet commence à l’utiliser sur mes fesses me demande si ça va. Je lui dit que si nécessaire je dirais « stop ». Il baisse ma culotte, ma robe, enlève mon soutien gorge, me caresse rapidement, me demande si j’ai les tétons sensibles, je l’entends aller chercher des accessoires. Il me met un collier autour du cou, une laisse. Il prend un vibro qu’il positionne sur mon clito, j’en ressens les premiers effets, je me tortille, il m’interdit de jouir, ça ne dure de toute façon pas assez longtemps. Il s’installe devant moi, ses jambes m’encerclent: « vas-y fais moi bander ! » Je sens un jean, je parcours de mes mains son entrejambe. J’ai d’abord du mal à travers son pantalon à sentir sa queue. Elle était bien cachée en dessous. J’ouvre son pantalon, mes mains se mettent à l’œuvre, puis ma bouche. Je m’applique, et en même temps je constate que l’alchimie n’est pas là, il y a une petite odeur qui se dégage de son corps ou de ses vêtements qui ne me plaît pas. Il bande, me demande de lui tendre les mains, y verse du gel et me dit: » Quitte à le prendre en main, autant bien le faire ! » Son membre glisse très bien entre mes mains, mais le produit a une odeur et un goût pas très agréable en bouche. J’approche alors ma poitrine pour une branlette espagnole. « Très bonne initiative » Après quelques instants je peux de nouveau le sucer, il veux être bien dur pour bien me prendre ensuite. Je sens que je suis trop sensuelle, trop douce à son goût. Il va chercher de quoi m’attacher les mains dans le dos: « Vas y avale bien, encore… Plus profond, encore… » Je passse ma langue en dessous de sa queue, il s’enfonce plus profondément en montrant plus de satisfaction: « Voilà comme ça, et surtout n’avale pas ta salive, crache tout sur ma queue. » Je repousse les limites de ma zone de confort, je ne peux pas dire que j’aime ça, mais je vis ça comme une expérience, et je constate qu’effectivement, il apprécie. Il enfonce encore plusieurs fois son membre au plus profond de ma gorge en me faisant déglutir, cracher, j’ai la bouche dégoulinante « Là tu vois tu es une belle salope qu’on a envie de baiser!«
Il me demande ensuite de me mettre en levrette sur le canapé, il prend quelques instants et me pénètre ainsi. « Tu l’aimes bien ma bite? » Je dis oui, même si j’ai déjà eu mieux. J’essaie de profiter et d’apprécier ses coûts de reins, après tout, c’est pour ça que je suis venue.
Il me guide dans la chambre, me remets à quatre pattes et me rebaise. Puis j’entends un bout de plastique. Il s’allonge et me demande de m’approcher de lui. Il veut que je le resuce, cette fois sans les mains dans le dos. Je m’exécute, et en même temps, je m’interroge sur la situation: il a une voix agréable, mais c’est peut-être la seule chose que j’apprécie. La mauvaise odeur , l’inconfort qui se dégage de la situation, cette façon, je dois dire prévisible qu’il a de penser surtout à son plaisir. Je me demande à quoi il ressemble et quand je vais le découvrir, et si ça pourrait me faire changer d’impression sur ce qui se passe et sur le fait qu’il y a peu de chance que j’ai envie de revenir.
Je n’ai pas eu à me poser ces questions très longtemps, il a semblé avoir eu du plaisir, sans pour autant éjaculer et là il me dit d’un ton sec: « Tu peux enlever ton masque, les accessoires, te rhabiller et y aller !«
Je découvre alors un homme pas du tout à mon goût, un appartement miteux, du bazar partout, rien qui ne me retienne c’est évident.
Je crois qu’il a de la chance que les filles choisissent le bandeau car sinon, il n’aurait aucune chance de conclure. C’est certain que j’aurai probablement aimé que ça prenne une autre tournure, j’ai été libre à chaque instant de mes choix et je les assume, bons ou mauvais, c’est une expérience. J’aurai eu plus de plaisir à imaginer la rencontre quʼà la vivre. Il n’y a que celui qui ne fait rien qui ne se trompe jamais! -
Une question de place
Il y a 5 ans, il est entré dans ma vie sans que je m’y attende, au début de ce que nous avons vécu, entre notre première rencontre et notre premier baiser, il avait écrit:
« Je ne veux pas de regrets, alors je me jette à l’eau: dans mes rêves les plus fous, tu m’accordes une petite place dans ta vie, à côté des autres. Peu importe ce que l’on fait de cet espace, du moment que c’est ce que nous voulons tous les deux. Pour demain je ne sais pas encore, mais aujourd’hui j’ai envie de te revoir, de ton sourire, de ton regard, du son de ta voix. »
Et cette place, je lui ai donné, il a eu mon cœur et mon corps, parce que comme lui, j’en ai eu envie, et j’ai vécu de belles émotions fortes, que je suis heureuse d’avoir vécues.
Comme moi, il a vécu d’autres histoires en parallèle, et il avait utilisé l’allégorie des assiettes chinoises, qu’il faut agiter au bon moment pour ne pas qu’elles ne tombent et ne se cassent.
L’équilibre est souvent instable, et le cœur a quitté l’aventure avant le cul, et j’ai eu du mal à ranger l’assiette dans le placard. Parce qu’il avait pris de la place dans mon esprit. Je savais que les sentiments n’étaient plus là, mais j’avais gardé cette envie d’avoir une place dans sa vie, comme celle qu’il m’avait demandé au début. Je n’étais pas une libertine jalouse, j’étais ravie de ce qu’il vivait et je ne souhaite que le bonheur de l’autre, mais j’ai été une libertine attachée à une idée, à une relation, à ce que j’avais donné, à cette place que je voulais dans sa vie.
Je me suis torturée à vouloir savoir où était ma place, à focaliser sur qui j’étais pour lui, plutôt que sur le moment présent où je pouvais être avec lui. Nos moments sont devenus de moins en moins plaisants et moi qui n’a pas l’habitude de mettre fin à mes histoires, je l’ai mené à prononcer le mot « rupture ».
Aujourd’hui, je sais que j’ai une place particulière dans sa vie, je suis celle qui lui a montré qu’une autre vie était possible, une vie où il peut être vraiment lui-même, sans avoir à mentir ou trahir, une vie où il semble plus heureux et épanoui auprès de celle(s?) qu’il aime.
Il ne sert à rien de chercher à avoir une place dans la vie des gens. Cette question de place, est quelque chose qui se fait naturellement. C’est un équilibre instable permanent. Il est préférable de vivre et de profiter du moment présent à 200%, c’est ça qui nous donne une place particulière dans la vie des autres, il m’a permis de le comprendre, et de mieux vivre mes moments d’exception aujourd’hui.
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Et après?
Des mois que rien n’était possible, que seuls quelques SMS permettaient d’avoir des nouvelles. En mars il m’avait dit qu’il devait déménager en juin, ça laissait le temps de pouvoir se voir, et puis confinement. Alors lorsqu’il m’informe qu’il part à la montagne dans 3 jours pour aller chercher un appart et s’installer là bas, l’envie est une évidence.
Arrêtons d’avoir peur de tout, et profitons de ces moments d’exceptions qui ne seront bientôt plus possible aussi facilement. Et dire que tout l’hiver, je n’ai pas eu le courage de faire ces 50 km qui nous séparent, alors je sais que je n’irai pas jusqu’à sa montagne pour une nuit torride.
Avant de le rejoindre, je me suis imaginée des retrouvailles fougueuses, indécentes, torrides. J’avais envie de lui proposer de faire des photos, des vidéos même, pour immortaliser tout ça, comme pour avoir des traces, des souvenirs de nos étreintes.
La réalité fut toute autre, le champagne et le plaisir au rendez-vous, comme à chacune de nos soirées et de nos nuits. Mais finalement, même si j’ai osé lui proposer quelques jouets pour pimenter nos ébats, l’appareil photo est resté sur le sofa.
Point besoin de photo ou de vidéo pour me souvenir de lui, nos instants sont bien ancrés dans mon esprit. Le plaisir aussi, toujours au sommet!
J’aime son univers, sa musique et les belles images qu’il me fait à chaque fois découvrir. Assurément, il sera heureux dans sa montagne avec son drone! -
Retour à la case Lilou
Je teste des choses, je tourne en rond, je me cherche, me pose des questions existentielles. Je bataille avec moi même depuis des mois pour essayer de faire naître cette femme entrepreneuse qui est en moi! Et si c’était aussi simple que d’entreprendre un homme j’aurai déjà un numéro dans la poche… de SIRET!
Je tourne en rond avec mes envies, ma double ou triple vie, le côté sage, le côté sexy, et la personne au milieu. Co-exister, co-habiter, co créer avec toutes mes identités!
Des comptes Facebook, Twitter ou Insta perso, pro, sexy… des contacts à la pelle, à ne surtout pas mélanger, manipuler le clavier avec précaution. Passer d’un téléphone à un autre, d’un écran à l’autre. L’ordi pro, perso, de bureau. Glisser mes doigts sur les claviers, flirter sur la toile, être convoitée par les hommes ou les marketeurs qui veulent me proposer leur dernière formation marketing ou leur super outil pour générer du trafic, des leads, faciliter la prospection!Et puis se rendre compte que certaines choses ne sont pas pour moi, que dans ce monde là aussi, j’ai besoin d’être moi, que démarcher, prospecter n’a jamais été ma façon de faire, ma façon d’être. J’ai toujours réussi à provoquer mes envies, je trouverai bien le moyen de faire naître mon projet. Quel qu’il soit. A chaque fois que mon cerveau part en ébullition, à chaque fois que j’écoute mon intuition, à chaque fois que je cherche cette vibration, c’est ici que je reviens, car Lilou est l’une des plus belles aventures de ma vie, et c’est elle qui me pousse à réaliser mes rêves à concrétiser mes envies, et je crois qu’il faut que j’accepte que je ne peux pas entreprendre sans elle et qu’il faudra forcément une petite touche sexy!
To be continued…Crédit photo Pierre Emmanuel Rastoin.
NB: Merci à M. pour ton écoute et ton précieux temps!
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Parce qu’il y aura un après
Nous vivons un moment qui marquera notre histoire. Un bouleversement qui aura des conséquences. Liberté, c’est le premier des trois mots de notre devise nationale, et pourtant nous en voici tous privé, pour une durée indéterminée. Il n’est plus possible de me promener tranquillement dans un parc, de visiter un musée, prendre la voiture pour rendre visite à ma maman ou à un amant. Nous voilà enfermés dans un huis clos, qui n’est pas toujours facile à gérer. L’impression d’être une femme au foyer à devoir gérer les enfants en permanence et les repas midi et soir. Comme beaucoup, je suis au chômage, les trois jours de télétravail étaient de toute façon difficile avec deux enfants en bas âge.
Il va falloir faire preuve de patience, probablement beaucoup de patience, et rien n’est facile pour personne. Les rues sont désertes, parmi les rares passants certains portent gants et masques. Les premiers jours, la cohue dans mon supermarché m’a fait ressentir quelques émotions. Comment a-t-on pu si rapidement en arriver là? Il y encore quelques semaines, lors du dernier apéro libertin, je faisais la bise à bon nombre de personnes n’ayant pas le sentiment de me sentir menacée, et puis ce matin, je vois un véhicule où il est écrit « Urgence Oxygène » et deux hommes en sortir avec masque et gants au coin de ma rue…
Mais ce confinement ce n’est pas que cette ambiance anxiogène. Même si c’est fatigant je prends à cœur mon rôle de maîtresse d’école. Je me surprends à trouver des ressources pour proposer à mes enfants des activités, des ateliers. J’ai appris à faire des cœurs en pâte à sel. Je les câlines et leur dit « Je t’aime » deux fois plus que d’habitude. Ce n’est plus la course le matin pour arriver à l’école avant que les portes ne ferment. On peut prendre le temps de jouer, de rire, rester en pyjama un peu plus longtemps si on veut, inventer des jeux, regarder les escargots, ramasser les feuilles dans la cour, faire un grand ménage de printemps. Et puis il y a ce calme qui fait du bien, on pourrait presque méditer dans la rue! Je réalise la chance que j’ai de vivre dans un environnement agréable où la nature a une grande place. Quel plaisir d’entendre les oiseaux!
Et si finalement, ce confinement était aussi pour moi une opportunité. L’occasion d’enfin finir l’enregistrement du récit de ma première fois dans un sauna, suivre cette formation que je n’avais pas eu le temps de faire et d’enfin m’investir dans la concrétisation d’une envie: la mise en place d’un business en ligne, en automatique. Voilà des années que je sais que c’est possible, des mois que les idées se succèdent les unes après les autres, mais que j’avais du mal à me lancer. Et puis il y a quelques semaines j’ai eu un déclic, j’ai trouvé le moyen de rassembler les pièces du puzzle, j’ai saisi cette opportunité qui me permettra d’enfin me lancer, de sortir une nouvelle fois de ma zone de confort. Je sais qu’un simple clic peut changer une vie! C’est un concept auquel je crois, moi qui aime apprendre et une belle opportunité pour tous ceux qui rejoindront le navire de se mettre à l’abris à l’avenir de la crise que nous traversons!
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Valeur sûre!
En bourse on aime investir dans les valeurs sûres! Pour mes amants, c’est pareil! J’aime le retrouver, me laisser enivrée par ses baisers, sa tendresse, le prendre pleinement dans ma bouche pendant qu’il se délecte de ma chatte… Nos baises sont torrides, jouissives et j’adore la musique qu’il me fait découvrir à chaque fois! :)
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Des hauts et des bas
Il y a des périodes comme ça, souvent l’hiver pour moi, où il se passe moins de choses. Des baisses de morales, de la fatigue, des contrariétés, tout ça affecte très facilement parfois ma vie intime, mais dans ces moments là, je me dis que ça passera. Parce qu’assurément, les hauts je les préfère sexys et décolletés, et les bas, autofixants, en résille ou accrochés à un porte jarretelle! ;)
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A méditer !
A-t-on réussi sa vie quand on a un article sur soi dans l’Union ?
C’est agréable en tout cas de se voir sur papier glacé, maintenant il ne me reste plus qu’à lui faire de la place dans ma boîte à précieux souvenirs.
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Une bonne soirée
Se réunir pour réfléchir sur les ingrédients qui font le succès d’une soirée libertine, venir juste après le bureau en pantalon pull lunettes, pour partager une vision, se mettre d’accord sur une organisation, proposer chacun avec nos compétences et nos affinités nos contributions. Boire un verre, manger un morceau et forcément parler de nos expériences, raconter nos anecdotes, rire de nos situations cocasses. Réaliser que nous avons travaillé pendant des années dans le même bâtiment, déjeuner dans la même cantine sans même le savoir! Réfléchir à la définition de l’amant(e), parler d’éjaculation féminine, de plaisir anal, prostatique, d’orgasme cérébral, d’hypnose érotique, de tantrisme… Et se dire en fin de soirée: mais pourquoi est ce que l’on s’est donné rendez-vous dans un bar ? La prochaine fois un sauna sera certainement plus sympa !